Le conseil municipal a examiné la politique de sécurité et la vidéosurveillance en particulier. Les Verts ont fait entendre leur point de vue et ont voté contre. Cela ne signifie pas que nous renions notre engagement dans cette majorité avec laquelle, nous tenons à le rappeler, nous sommes solidaires. Nous y menons un travail constructif basé sur le dialogue. Pour autant, solidarité ne signifie pas renoncement à nos idées. La sécurité est une question suffisamment sérieuse pour, qu’en toute conscience, notre groupe souhaite marquer sa différence.
Nous ne sommes pas opposés par principe, mais parce que la vidéo - contrairement à ce qu’on peut penser au premier abord - n’est pas efficace dans tous les domaines. Elle permet de protéger les biens et les commerces, de prévenir les cambriolages, de repérer les incendies… Par contre, elle ne protège pas les personnes et est inefficace pour empêcher les agressions. Et pour un coût disproportionné : cela a coûté plus d’un million et demi (après déduction des subventions) à la mandature précédente et coûtera plus de 300 000 euros par an, sans compter la remise à niveau… tout cela pour un système qui a permis en 2008 de détecter 193 faits de délinquance sur plus de 6 500, soit 2,84%.
Le Maire a eu le courage de désarmer la police municipale et de l’affecter à des missions de proximité en cette période où le tout répressif domine. C’est pourquoi nous déplorons que, face aux attaques de l’UMP, la préoccupation de la ville soit d’éviter toute critique en voulant faire la politique de la municipalité précédente mieux que cette dernière.
Nous aurions voulu une diminution du nombre de caméras pour ne garder que celles qui sont utiles notamment pour protéger les voitures des locataires dans les parkings, les lieux clos et les galeries marchandes ou assimilées, sur la base de critères objectifs d’implantation et de localisation, la mise en place d’un comité d’éthique en amont du vote, une évaluation de l’outil et bien sûr la plus grande transparence sur l’emplacement des 61 caméras existantes.
Nous plaidons pour une politique de sécurité équilibrée entre prévention et répression : renforcement des moyens humains notamment dans les clubs de prévention, dans la police municipale, des actions de prévention de la délinquance et de médiation qui peuvent être subventionnées contrairement à la nécessaire remise à niveau et le fonctionnement du réseau de caméras avec un risque de dérapage de nos impôts demain. Face à l’échec de la politique du gouvernement (+40% d’agressions depuis 2002) et la diminution des effectifs de la Police Nationale, il n’est pas du ressort des villes - malgré tous leurs efforts - de pallier ces manques. Le groupe des Verts espère avoir l’occasion d’en reparler.
Vos éluEs Verts
Catherine
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